Le Bélier

Le Bélier: Période « Croisade »

Né en 1179, le Bélier est le fils d’un chevalier de basse extraction qui n’avait pour tout château, qu’une vilaine ferme fortifiée dans le comté de Toulouse.
beliercroisadePlus enclin aux joies de la chasse et des ripailles, qu’aux arts guerriers, il coule des jours heureux jusqu’à ce jour terrible du 22 juillet 1209 ou il échappe de justesse au sac de la ville de Bézier par les troupes de Simon de Montfort. Il développe alors une haine farouche contre les croisés qu’il voit mettre à feu et à sang sa si belle région.

Ayant été adoubé par un vieux chevalier, ami de son père, mais n’ayant pas les moyen de combattre les forces croisées de front, il se plait à les attaquer la nuit lorsque ceux-ci dorment au sein leurs campements. Devenus maitre dans l’art d’assassiner, au couteau comme au poison, il finit par être capturé en 1209 lors du siège et de la chute de Carcassonne alors qu’il avait rejoint la ville pour ce mettre au service du jeune vicomte Roger de Trencavel. Les gouts immodérés du Bélier en matière de filles de tavernes et de vin aux épices, l’avait écarté de l’idéologie cathare, et son passé criminel étant ignoré de ces geôliers, on laissa au nobliau le choix entre le bucher ou la terre Sainte. N’ayant que peu d’attirance pour les flammes salvatrices, c’est en route pour le royaume de Saint-jean d’Acre, qu’une nuit, il retombât dans ces vieux travers et tenta d’assassiner un templier et un hospitalier qui partageait le même feu.

Ceux-ci, discouraient assez vertement des bienfaits de leurs ordres respectif tout en dénigrant quelque peu celui de l’autre. Il était plutôt rare de voir ainsi deux chevaliers de ces saints ordres voyager de paire (une farouche animosité les uns envers les autres étant un de leurs points communs) mais les hasards d’une tempête et le chavirage de leur navire respectif, les avait conduits à terminer le chemin par la voie terrestre et la dangerosité d’un tel voyage à s’allier. Solides combatants, ils ne se laissèrent pas faire et il s’en suivit un bagarre de haute lutte qui finit par avoir raison des forces des trois hommes. Ne pouvant ce résoudre à tuer un chrétien, mais ne pouvant laisser un fou furieux tel que ce Bélier en liberté, les deux moines soldats décidèrent d’emmener leur prisonnier avec eux. Bien que celui-ci les rendait à demi fou à chanter faux et à constamment jouer d’un flutiau, que le frère hospitalier qualifia de diabolique et de fort mauvais pour l’équilibre de ses humeurs, le Bélier se montra un solide atout lorsque les trois chrétiens furent attaqués par des malandrins sarrasins. Une solide amitié finit par se nouer entre les trois hommes. Aussi, méfiez-vous si vous croisez la Buchette, le frère Templier ou Fra Mimi, l’hospitalier, car tapis dans l’ombre, un Bélier veille…..

Le Bélier: Période « Guerre de Cent Ans »

On raconte une multitude d’histoires sur Monseigneur Le Bélier, mais sa vie est surtout un tragédie… Chef d’une troupe de mercenaires, il utilise ses talents de guerrier aussi bien au service du roi de France que pour son propre compte, rançonnant les villages lors des trêves entres les deux royaume..

beliergdca Né en 1379 dans un petit fief du pays Lautrecois, le Bélier est le fils cadet d’un petit seigneur. Plus tenté par les récits de gloire des chevaliers que par la vie ecclésiastique que son rang de puiné lui réserve, il part sur les routes tenter sa chance lors des tournois. Jeune et sans expérience, il y perdra tout son équipement. Ne sachant que faire, il vend ses services d’homme d’arme aux pèlerins en route pour Compostelle. C’est en Guyenne, qu’il rencontrera une compagnie anglaise qui l’intègrera et le formera à la pratique du longbow, le grand arc gallois. Durant cette période il va devenir un spécialiste de l’armement et de la stratégie militaire. Sans cœur et ni pitié, il garde néanmoins toujours à l’esprit les histoires chevaleresques de son enfance. Les jours s’écoulent entre vie de soldat et de malandrin.
Il rejoint les troupes d’Henri V pour le siège de Calais, puis dans sa marche vers le nord de la France pour rejoindre l’Angleterre, comptant sur la solde qui lui a été promise. C’est donc cote à cote avec les archers anglais qu’il livrera la bataille d’Azincourt en 1415. Lors de cette bataille, il refusera de participer au massacre des chevaliers français prisonniers et quittera définitivement les troupes anglaises. De nouveaux seul et sans le sou, il ne tardera pas à rencontrer, dans une auberge, un moine franciscain de l’inquisition, qui essaya de l’assommer pour avoir commencer de manger avant la fin des bénédicités.Il fut sauvé des griffes de l’inquisiteur, qui voyait déjà le Bélier soumis à la question, par le chef de la garde de l’ecclésiastique, dit la Buchette, qui vit dans le Bélier un solide gaillard pour grossir ses rangs. Obligé de choisir entre la torture ou la garde du frère Mimi, il s’engage. Mais cette troupe était-elle vraiment ce qu’il y paraissait…