Lothaire Von Castel ROC

Lothaire von Castel Roc

Fils bâtard et deuxième de Sieur Otto, je reste toujours derrière mon demi frère Heinrich. Grandissant dans l’ombre de ce frère fier et imbu de son lignage, j’apprends à me servir des armes et à me battre.

Lors de l’appel à la troisième croisade en 1189, je partis avec mon frère, sur ordre de mon père, pour le protéger coûte que coûte des nombreux malices qui existent en terre sainte.

Les problèmes étaient au rendez-vous pour lui comme pour moi ; une succession d’histoires impossibles et la mort de notre empereur Frederic Barberousse, noyé, coupèrent vite fait ce voyage. Cependant, Heinrich voulut
continuer avec une petite troupe qui lui était fidèle. Nous rejoignîmes le roi de France Philippe à Tyr pour reprendre Saint Jean d’Acre.

Malheureusement sur le chemin, une embuscade tendue par les sarrasins nous sépara mon frère et moi. Au premier assaut, il chargea les musulmans qui bâtirent en retraite. Il les poursuivit mais une autre vague arriva de l’arrière de la caravane et je dus aller à leur rencontre car ils faisaient des ravages dans notre convoi.

A la fin de l’escarmouche, le petit groupe qui était parti à l’assaut de la première charge revint avec une triste nouvelle. Mon frère avait été tué dans la bagarre par le chef musulman en combat singulier. Malgré cet
épisode tragique, nous continuâmes notre marche et arrivâmes aux portes de Saint Jean d’Acre qui fut prise à la suite des négociations entre Philippe et Saladin.

En apprenant la nouvelle de la mort de son fils, mon père m’ordonna d’expier mon erreur en m’enrôlant dans le nouvel ordre de la Maison de sainte Marie des Teutoniques. Il me fit Sieur de Castel ROC, pour que je
puisse en avoir le droit mais ne me reconnut jamais comme son fils légitime.

Me voici chevalier teutonique, protégeant les pèlerins chrétiens qui viennent en terre sainte et assistant les malades.

Jusqu’en 1198 où Innocent III fait un nouvel appel à la croisade pour libérer Jérusalem. La guerre reprend…